Mot de l'artiste

|

|
Vidéo

|
Presse
VISION
Tout comme Jean-Sébastien Bach avant lui, Ludwig van Beethoven a joué un rôle primordial dans le développement du violoncelle. Il a en effet favorisé le développement des possibilités expressives de l?instrument. En lui donnant ses lettres de noblesse lyriques, il a ouvert la voie aux compositeurs qui viendront après lui.
De quelle manière et dans quelle mesure sa dernière sonate, l?opus 102/2, à la fois concise et visionnaire a-t-elle pu influencer Johannes Brahms et Richard Strauss, deux compositeurs au style si différent et si affirmé ?
FUGATO
Ce programme permet au public de voyager à travers la musique romantique allemande tout en mesurant la force de la tradition, la puissance de l?originalité et la portée de l?innovation.
Avec son ultime sonate pour violoncelle et piano, Beethoven bouleverse profondément le genre et semble s?adresser aux générations futures. En effet, notant que cette ?uvre suscite l?incompréhension de ses contemporains, il rétorque : « ça viendra». Il aura fallu l?expérience des quatre sonates précédentes pour que la cinquième, d?une densité rare, atteigne un parfait équilibre entre les deux instruments et permette au violoncelle de développer ses possibilités expressives. Cette cinquième sonate se conclut sur une fugue magistrale et visionnaire qui inspirera les générations futures.
Si Beethoven regarde vers l?avenir, Brahms aime se tourner vers les maîtres du passé. Il admire beaucoup Bach et Beethoven dont l?héritage est pour lui une grande source d?inspiration. Sa Sonate en mi mineur en est un bon exemple puisque le mouvement central est inspiré d?une forme du passé, le menuet, et que le final propose une fugue tout aussi imposante de celle de l?opus 102/2 de Beethoven. Malgré les emprunts évidents au passé, Brahms sait faire preuve d?originalité en stylisant ces formes d?antan et en y ajoutant sa touche personnelle.
Strauss grandit dans l?adoration de Beethoven et de Brahms. Lorsqu?il compose sa Sonate pour violoncelle et piano, l?influence de ces deux maîtres est bien présente notamment à travers les nombreux épisodes fugués qui jalonnent les trois mouvements de la sonate et qui lui donnent un petit côté conservateur. Mais c?est sans compter les nombreuses envolées lyriques qui annoncent le Strauss de la maturité. Malgré son très jeune âge et l?admiration qu?il voue à Beethoven et Brahms, Strauss a déjà su trouver son chemin, un chemin qui le mènera vers l?originalité et la modernité d?Elektra avant de le ramener vers des contrées plus conservatrices.
ESTELLE REVAZ & FRANCOIS KILLIAN
Estelle Revaz et François Killian se rencontrent en Suisse en 2011 et développent depuis lors une fructueuse collaboration musicale favorisée par un parcours commun à travers les écoles d?interprétation française et allemande. Le projet FUGATO a été pour eux l?occasion d?approfondir un échange artistique et un répertoire central pour leur instrument respectif, sans jamais oublier le plaisir du jeu et la touche d?humour suscitée par une connivence toujours renouvelée.
*****************************************************************
ESTELLE REVAZ
Estelle Revaz joue dans de nombreux pays d?Europe, d?Asie, d?Afrique et d?Amérique du Sud. Elle est l'invitée de festivals tels que le Gstaad Menuhin Festival, le Verbier Festival, le Sion Festival, le Festival International de Colmar ou le Festival Pablo Casals avec des partenaires musicaux tels que Gautier Capuçon, Renaud Capuçon, Alexandra Conunova, Raphaëlle Moreau, Tai Murray, Lena Neudauer, Sergey Ostrovsky, Tedi Papavrami, Pierre Génisson, Ralph Manno, Finghin Collins, Anais Crestin, Christian Chamorel, Gaspard Dehaene, François Dumont, François-Frédéric Guy, François Killian, Cédric Pescia ou le Quatuor Sine Nomine pour ne citer qu?eux.
Son répertoire avec orchestre va des concertos de C.P.E. Bach aux concertos de Gulda ou Ligeti. A partir de la saison 2017-2018 et pour une durée de 3 ans, Estelle Revaz est Artiste en résidence à L?Orchestre de Chambre de Genève sous la direction d?Arie van Beek. Entre autres projets, citons l?enregistrement d?un album autour des concertos de Frank Martin et d?une création de Xavier Dayer.
La critique a accueilli avec enthousiasme son premier disque CANTIQUE (NEOS 2015), où elle est la soliste des concertos d?Ernest Bloch (Schelomo) et de Andreas Pflüger (Pitture-Création). Le Temps souligne « un disque grave, incisif et exigeant où l?orchestre et la soliste jouent avec finesse et intelligence ». Son disque pour violoncelle seul BACH&FRIENDS (Solo Musica/Sony 2017) a également été accueilli avec ferveur par la presse spécialisée. Pizzicato écrit : « le son est d?une parfaite pureté, les phrasés sont extrêmement clairs et les dynamiques sont exceptionnellement raffinées. » alors que Musik und Theater parle d? «un des meilleurs concepts violoncellistiques du moment ». Son disque en duo avec le pianiste François Killian intitulé FUGATO autour des sonates de Beethoven, Brahms et Strauss est paru en mars 2019 chez Solo Musica/Sony et a également unanimement été salué par les journalistes spécialisés.
Estelle Revaz s?est produite sur les ondes de Radio France, de la RTBF, de la Deutschlandfunk, de la WDR3 ainsi que sur les ondes de la Radio Télévision Suisse. Elle a également été plusieurs fois l?invitée du Journal Télévisé de la RTS et a fait l?objet dans ce cadre d?un reportage en compagnie de Gautier Capuçon. Plus récemment, elle a coproduit une série radiophonique de 5 épisodes intitulée « Estelle et le violoncelle » diffusée sur Espace 2/RTS.
Après des débuts en Suisse, elle s?est formée en France au CRR de Boulogne-Billancourt (Xavier Gagnepain), au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris (Jérôme Pernoo) ainsi qu?en Allemagne à la Hochschule für Musik und Tanz Köln (Maria Kliegel). Elle a ainsi obtenu avec les plus hautes distinctions un Master de Soliste, un Master d'Interprétation en musique contemporaine ainsi qu'un Master en pédagogie instrumentale.
Depuis 2017, Estelle Revaz est professeur de violoncelle et de musique de chambre à la Haute Ecole de Musique Kalaidos à Zürich (CH). Elle donne aussi régulièrement et avec enthousiasme des masterclasses/workshops en Europe, en Asie et en Amérique du Sud.
Estelle Revaz joue actuellement un violoncelle G. Grancino (1679) et un archet J. Eury (1825) mis à sa disposition par de généreux mécènes suisses.
FRANCOIS KILLIAN
François Killian est Lauréat des plus grands concours internationaux : le Concours Chopin de Varsovie, le Concours Arthur Rubinstein de Tel-Aviv ou encore les Piano Masters de Monte-Carlo. En 1981, François Killian a remporté le Concours ARD de Munich.
François Killian s?est produit avec l?Orchestre Philharmonique de Radio-France, l?Orchestre Philharmonique de Strasbourg, le Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, le Rundfunk-Sinfonie-Orchester Saarbrücken, l?Orchestre Symphonique de Prague, l?Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l?Orchestre Philharmonique de Cracovie ou encore avec l?Academy of Taiwan Strings sous la direction de chefs tels qu?Emmanuel Krivine, Jesus Lopez-Cobos, Theodor Guschlbauer, Grzegorz Nowak ou Radoslav Szulc.
Il joue régulièrement dans des salles prestigieuses telles que la Philharmonie de Berlin, la Tonhalle de Düsseldorf, la Bausaal d?Essen, le Wigmore Hall de Londres, le Théâtre des Champs-Elysées ou la Salle Gaveau à Paris avec des partenaires tels que Natalie Dessay, Nobuko Imai, Gustav Rivinius, Philippe Bernold ou Jacques Zoon.
François Killian est devenu non seulement un interprète reconnu de Beethoven, Brahms, Chopin, Liszt ou Ravel, mais aussi celui du Babar de Poulenc, des Kakteen de Paul Juon ou des Rain tree sketch de Toru Takemitsu.
François Killian est également membre du Salonorchester Baden-Baden qui est composé entre autres de solistes des plus grands orchestres allemands. Cet octuor est spécialisé dans la musique pour vents, piano et cordes.
Sa discographie comprend de nombreux albums illustrant son activité de soliste et de chambriste. Ils ont tous été reçus avec enthousiasme par la critique.
Né à Paris, François Killian se forme au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris dans la classe de Ventsislav Yankoff et se perfectionne ensuite à la Musikhochschule de Hanovre auprès de Karl-Heinz Kämmerling.
"Sonorité ample, phrasé généreux et néanmoins ciselé, tempi bien charpentés, pour son troisième album, intitulé Fugato, récemment paru chez Solo Musica, Estelle Revaz confirme l'étonnante maturité musicale qui fait de la violoncelliste valaisanne une des étoiles montantes d'une nouvelle génération de grands interprètes. Accompagnée par le pianiste français François Killian, la musicienne propose une version orthodoxe pondérée de la sonate op.102/2 pour violoncelle et piano (...) Une complicité sensible sous-tend cette lecture très lisible des volutes contrapuntiques d'un Beethoven envoûté par l'écriture fuguée. Ambiance agréablement voluptueuse dans la sonate op.38 de Brahms et feu d'artifice polyphonique, élégiaque et quasi symphonique dans la sonate op. 6 du jeune Richard Strauss. Ce Duo fugué a tout d'un tandem gagnant!"
Le Courrier, juin 2019
"Ecoutez-la. Son jeu est vif, engagé, lyrique et frais. Regardez-la. Son visage est un livre ouvert sur l'émotion, la sincérité, la sensibilité et l'intelligence."
Le Temps, novembre 2019
"Le violoncelle est magnifiquement chantant, langoureux, puissant. Romantique surtout dans ce nouvel album de la musicienne suisse Estelle Revaz, où il est généreusement mis en valeur par le piano de François Killian (...) Un programme royal dont les pièces font rayonner le principe de la fugue."
La Liberté, mai 2019
"Brahms et Strauss, sous son archet, s’allègent, s’autorisent des pirouettes, mais sans jamais renier leur vibrations mélancoliques. Estelle Revaz, c’est un rêve de violoncelle."
Elle, avril 2019
"Après Cantique en 2015 et Bach&Friends en 2017, Estelle Revaz fait à nouveau valoir ses éminentes qualités d'interprète dans Fugato, son troisième album paru récemment, consacré à trois Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven, Brahms et Richard Strauss. La violoncelliste bénéficie de l'accompagnement, exemplaire à tous égards,de François Killian, pianiste qui dispose d'une palette sonore aussi étendue que variée et excelle à dégager les grandes lignes du texte, tout en soignant le fini des détails.
La complicité des deux interprètes fait merveille dans l'Opus 102/2 de Beethoven, au gré d'une respiration ample et d'un jeu parfaitement conjugué. Estelle Revaz insuffle à la partition un lyrisme frémissant et intense, tout en disposant d'un large éventail de nuances, jusque dans le développement contrapuntique de l'Allegro fugato conclusif.
Dans la sonate no 1 Opus 38 de Brahms, la violoncelliste déploie un jeu d'une souplesse féline, une inépuisable vérité de couleurs et d'atmosphères, avec une mise en valeur de toutes les nervures du texte. Passant sans heurt de l'ombre à la lumière, elle fait ressortir les humeurs changeantes d'une partition tantôt chargée de poésie mélancolique tantôt de véhémentes fulgurances y compris dans la partie en style fugué de l'Allegro final.
Composée par Richard Strauss entre sa seizième et sa dix-neuvième année, la Sonate en fa majeur Op. 6 possède elle aussi un épisode fugato dans son Andante ma non troppo central. Conciliant finesse et vitalité, Estelle Revaz et François Killian parcourent d'un seul élan cette partition attachante, intégrant ses contrastes dynamiques dans une conception globale équilibrée et homogène. Ils en dessinent les courbes mélodiques dans un singulier mélange de rigueur et de sensibilité, rendant pleinement justice à l'éloquence tumultueuse et un rien débridée de cette oeuvre juvénile. Un disque au contenu judicieusement conçu et superbement interprété."
Scènes Magazine, septembre 2019
"FUGATO, un troisième album tout en finesse
FUGATO, sorti ce printemps, atteste d‘un riche tempérament. Dotée d‘un Grancino, Estelle Revaz étoffe son jeu nimbé de nuances délicates sans qu’elle ait besoin de grossir les traits. Sa complicité avec le pianiste François Killian achève de convaincre tant les deux musiciens sont au diapason. Trois sonates très connues (Beethoven, Brahms, Strauss) mais une interprétation qui leur donne un éclat inédit. Une vraie réussite!"
Le Nouvelliste, août 2019
"Une violoncelliste qui sait faire chanter son instrument et un pianiste qui sait la suivre dans ses élans mélodiques. Un nouveau CD qui en vaut vraiment la peine!"
Musicalifeiten, avril 2019
"Lumineuse! Le Grancino résonne à plein jeu!"
24 Heures, mai 2019
"Une belle entente qui ressort dans l'interprétation et dans l'habileté du pianiste à suivre à la perfection les élans du violoncelle."
La Revue Musicale de Suisse Romande, Août 2019